‹ Théâtre de M. C. DelavigneChapitre 112 sur 327 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

ZARÈS, que les prétresses environnent; NEALA , au milieu delà scène; IDAMORE conduit par ALVAR au fond.

ALVAR , à Idamore.

Aux portes de la ville , Sur une pierre assis, il pleurait immobile. Je m'approche, à ses pleurs je me laisse attendrir : « Idamore est le seul qui les puisse tarir. » Il dit. Je cours au temple , où ma voix importune Trouble de ce récit votre heureuse fortune ; Mais j'ai fait le devoir d'un ami, d'un chrétien;

a3a LE PARIA.

Et c'est à l'homme heureux que la pitié sied bien. Consolez ce vieillard.

NÉALA, s' approchant d'Idamore.

Ah ! si je vous suis chère , Daignez en sa faveur accueillir ma prière.

IDAMORE

Eh I quoi ! près d' Akébar au temple rappelé , Quand j'apprends que par^ous mon espoir est comblé, Quand cet aveu m'arrache aux horreurs de l'attente, Celle à qui je dois tout me parle en suppliante! Ah! venez...

N^ALA

Il ne veut pour confident que vous.

Adieu. Rentrons , mes sœurs.

Cher Alvar, laisse-nous.

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