‹ Théâtre de M. C. DelavigneChapitre 129 sur 327 · ACTE IV, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE V

Défenseurs de l'état, loin de moi la pensée D'immoler votre chef à ma gloire offensée. Trop pesant pour moi seul , ce droit de le juger M'impose un soin cruel que je veux partager, De vos sages vieillards que le conseil prononce, Et puisse à l'indulgence incliner leur réponse. Décidons aujourd'hui si d'éclatans exploits Placent un révolté hors du pouvoir des lois , Ou doivent sur sa tête appeler un supplice Honteux et solennel, fameux par sa justice, Terrible , et tel enfin qu'il puisse épouvanter Quiconque a vu la faute et voudrait l'imiter.

AXVA.R , aux guerriers.

Vous, dont je l'ai connu l'amour et le modèle, N'a- 1- il plus dans vos rangs un compagnon fidèle ?

ZARÈS

Serez- vous de nos maux d'insensibles témoins?... Quoi! vous restez muets?

IDAMORE

Je n'attendais pas moins.

Mais tout ingrats qu'ils sont, tourmentés parma gloire, Ils en voudraient en vain secouer la mémoire;

(àZarés.)

Elle pèse sur eux. Ils vous respecteront,

Et pour les contenir mes regards suffiront.

Leur crainte survivra : pour leur amour, qu'importe; Il est juste qu'il meure, où ma puissance est morte. Sortons.

AXVA.R.

Alvar du moins ne tous trahira pas.

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