‹ Théâtre de M. C. DelavigneChapitre 133 sur 327 · TO AUTRE · texte numérisé non relu

TO AUTRE

Dans nos temples en vain vous cachez votre tête. Des combles ébranlés je vois s'ouvrir le faîte. . . Mourez , tout doit mourir, et nos saints monumens S'abîment avec vous , sans laisser plus de trace

Qu'un sillon qui s'efface Sur un sable mobile ou des flots écumans.

LE PEUPLE

Il vient le jour des châtimens !

PREMIER BRAME

Les astres , brisant leurs orbites,

Se choquent dans l'immensité ;

La mer, comme un tigre irrité ,

S'élance et franchit ses limites :

Prête à les dévorer, la mer en rugissant Aux derniers fils de l'homme ouvre une horrible tombe , Sur ses flots révoltés le ciel en feu descend , S'écroule et tombe.

UNE VOIX, parmi le peuple.

J'ai 'senti vers mon cœur se retirer mon sang.

' UNE AUTRE

Ma raison , qui me fuit , se confond et succombe.

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