ACTE V, SCÈNE V
AK.ÉBAR , attendri.
Ma fille!
ZARÈS
Au peuple ému montre son souverain.
D'un regard de tes yeux brise ces cœurs d'airain ; Arrache-leur mon fils. Viens , courons sur sa trace : Le fer tombe à ta vue et ton front porte grâce. Viens , parais , ou du moins ne me refuse pas Le bonheur douloureux d'expirer dans ses bras.
AKiBAR.
Sainte horreur de l'impie , affermis ma Constance!... Non, je ne puis des dieux révoquer la sentence.
ZARÈS
S'ils existent tes dieux, tremble dans ton amour; Le coup qui m'a frappé doit t'accabler un jour : Puisse de ton enfant l'irréparable perte Te laisser dans le cœur une blessure ouverte , Où tous les plaisirs vains, dont tu voudras jouir, Comme au fond d'un tombeau , viendront s'évanouir. Puisses- tu, de toi-même éternelle victime, Entasser les honneurs sans combler cet abîme ; Et pauvre au sein des biens , faute d'un bien si doux , Morne au milieu du bruit, seul au milieu de tous, Trouver, sur le sommet de tes grandeurs stériles , Un plus affreux désert que ceux où tu m'exiles !
açjo LE PARIA.
Si je t'épargne encor, rends grâce à mon serment... Mais demeure , Empsaèl t'apporte un châtiment.
Z ÀJIÈS,, il tombe # or. U banc , Mme dan» sa douleur.
Ciel!