‹ Théâtre de M. C. DelavigneChapitre 143 sur 327 · AK&AR · texte numérisé non relu

AK&AR

Profane , éloigne-toi !

ZARÈS

Supportez sans témoins L'aspect d'un malheureux consolé par vos soins.

AKÉBAR.

Par pitié pour toi-même, éloigne-toi, te dis-je.

ZARÈS

Un moment, et je pars.

AKÉBAR ,

Laisse-moi , je l'exige.

ZARÈS

Mais mon fils?...

AKÉBAR.

Cen est trop !

ZARÈS

Je l'attends...

AKÉBAR.

Vain espoir.

ZARÈS

Il reviendra bientôt ?

AKJÉBAR.

Tu ne dois plus le voir.

ZARÈS

Est-il possible ?

AKÉBAR.

Il meurt.

ZARÈS

Mon fils!... quoi! son silence Trompait de mes terreurs la juste violence? Il meurt! c'est pour toujours qu'il vient de me quitter! Où cet ordre inhumain doit-il s'exécuter ? J'y cours, je veux le suivre... ou plutôt je t'implore Par ce muet témoin que ta ferveur adore , Par Fautel dont mes pleurs n'ont pas droit d'approcher, Par ces pieux habits... que je n'ose toucher, Par tes dieux, par toi-même, au nom de la tendresse, Des respects dont ta fille honore ta vieillesse...

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