‹ Théâtre de M. C. DelavigneChapitre 198 sur 327 · ACTE III, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VIII

J'aimais, sans le savoir, la Sapho bordelaise!

ESTELLE

Mais quand je vois ma gloire en horreur à vos yeux...

PEMBROCK.

Comment ?

ESTELLE

Tout son éclat me devient odieux!

Mais écoutez-moi donc.

ESTELLE

O funeste délire , Qui pensa me coûter le seul bien où j'aspire !

PEMBROCK.

De grâce...

ESTELLE, entraînant Pembrock.

Adieu , lauriers ! Venez.

PEMBROCK.

Mais...

ESTELLE

Je le veux :

Que m'importe de plaire à nos derniers neveux ? C'est de vous, de vous seul que je veux être aimée; Je dois vous immoler jusqu'à ma renommée;

9a LES COMÉDIENS.

Je vous la sacrifie... En vain vous résistez...

(A part.

Venez... Je suis perdue.

Page 1