ACTE III, SCÈNE XI
Confondez les partis et qu'il n'en reste qu'un , Non le vôtre ou le mien , celui du bien commun. Alors fronder nos mœurs n'est plus qu'un vain délire, A chanter nos vertus je consacre ma lyre; Heureux si je fais dire à la postérité, Qu'en vantant mon pays je ne l'ai point flatté!
GRAN VILLE
S'il ne vous tombe pas , par un hasard unique , Quelque succession de l'Inde ou de l'Afrique, Dans un lieu trop souvent aux poètes fatal , Vous pourrez de Gilbert mourir collatéral.
VICTOR
Ah! si dans son cercueil Gilbert peut nous entendre, Quelle ardeur de rimer doit tourmenter sa cendre! Un instinct généreux, que je ne puis dompter, Dans ces temps. corrompus me pousse à l'imiter; J'affronte son destin , je l'accepte en partage : Vertu , gloire , malheur , c'est un noble héritage.
GR AN VILLE, à part.
Son fanatisme , au moins , est celui du talent , De l'honneur !
ioo LES COMÉDIENS.