‹ Théâtre de M. C. DelavigneChapitre 241 sur 327 · DAN VILLE, BONNARD · texte numérisé non relu

DAN VILLE, BONNARD

BONNARD

Que j'éprouve de joie , et que cette embrassade A réchauffé le cœur de ton vieux camarade !

DANVILLE

Débarqué d'hier soir , j'arrive et je f écris.

BONNARD

Cher Danville !

BANVILLE

Je viens me fixer à Paris.

BONNARD

Je ne puis concevoir de raisons assez bonnes... Bah ! tu veux plaisanter ?

Non , Bonnard.

BONNARD

Tu m'étonnes.

Toi, grand propriétaire, autrefois armateur, Du Havre, où tu naquis, constant adorateur, Tu cesses de l'aimer?...

BANVILLE

Qui, moi? charmante ville!

Elle fut mon berceau; doux climat, sol fertile; D'aimables habitans... Un site! ah! quel tableau! Après Gonstantinople il n'est rien d'aussi beau.

BONNARD

Pourquoi t'en éloigner ?

BANVILLE

% C'est que... je vais te dire-

Mais promets-moi d'abord que tu ne vas pas rire.

* UONNARD.

Eh! dis toujours.

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