‹ Théâtre de M. C. DelavigneChapitre 264 sur 327 · ACTE II, SCÈNE m. a · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE m. a

DAWVILLE.

Elle a, je l'oubliais , payé certaine somme... Quel intérêt si grand t'inspire ton jeune homme?

BONNARD

Qu'entends-je?

DANVILLE

Un étranger !

BONTfARD.

Tu le connais.

DAN VILLE

Qui ? moi ?

BONNARD

Cet étranger, mon .cher , n'en est pas un pour toi.

DANVILLE

Comment, et de son nom tu m'as fait un mystère !

C'est qu'il m'a défendu de le dire à son père.

DANVILLE

Dieu! ce serait?...

BONNARD

Ton fils. D'après sa volonté, Je n'ai dû le nommer qu'à toute extrémité. Par lui, depuis long-temps, je savais ton histoire; Ton silence avec moi n'est pas trop à ta gloire , Et j'ai voulu tantôt te donner l'embarras

a*4 L'ECOLE DES VIEILLARDS.

De m'apprendra un hymen que je n'ignorais pas.

DANVÏLLE.

C'est mon fils !

BONNÀRD.

Oui vraiment.

BANVILLE

Mon fils dans la détresse !

Et ce n'est pas a moi que d'abord il s'adresse ! Il va chercher un tiers !

BONNARD

Ah ! qu'est-ce que tu veux ?

Il faut toujours qu'un tiers se place entre vous deux; Du moins il me l'écrit, et ce tiers-là le gêne, Voilà ce qu'après soi le mariage amène. La femme et les enfans sont rarement d'accord , A l'un des deux partis il faut qu'on donne tort; Deux beaux yeux plaident bien, et le juge préfère Le bonheur de l'époux au devoir du bon père.

DANVILLE

Mais mon fils est un fou !

BONKARD.

Pourquoi l'avoir quitté?

Instruit d'hier au soir, que n'ai-je pas tenté ? J'ai pour combler le vide épuisé bien des bourses; Restent vingt mille francs, et je suis sans ressources:

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