ACTE II, SCENE «I. a
Toi seul peux le sauver.
DANVILLE
Ah ! voyage maudit!
Ah! ma femme, ma femme!
BONNARD
Hein?
BANVILLE
Quoi? je n'airien dit.
(Après une pause.)
Bonnard , mon cher Bonnard ! - |
BONNARD
Tu me fais peur : abrège ; C'était, je m'en souviens, ton exorde au collège, Quand dans un mauvais pas tu voulais m'engager.
DANVILLE
Tu dois avoir des fonds , et tu peux m'obliger.
BONNARD
Un caissier n'en a point : quand il prête il s'expose ; Le public ne sait pas de quels fonds il dispose.
DANVILLE
J'en réponds.
BONNARD
Non.
DANVILLE
L'argent te rentrera demain.
aa6 L'ÉCOLE DES VIEILLARDS.
BONNARD
Non, non.
DANVILLE
Sauve mon fils : allons , toi , son parrain , Mon bon , mon vieil ami !
BONNARD
Tu plaides comme un ange ; Mais,* quand on m'attendrit, moi, cela me dérange.
DANVILLE
Bonnard , mon cher Bonnard !
BONNARD
J'aurai tort; c'est égal,
(Il s'en va et revient.)
Je trouverai l'argent... Mais je dînerai mal.
DANVILLE
Nous en souperons mieux.
BONNARD
Tiens la chose secrète ,
( Il revient )
Adieu... C'est qu'il y va, mon cher, de ma recette.
DANVILLE
Sois sans crainte... A propos, tu m'as parlé, je crois , Du jeune duc d'Elmar.
BONNARD
Je l'ai vu quelquefois,