‹ Théâtre de M. C. DelavigneChapitre 265 sur 327 · ACTE II, SCENE «I. a · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE «I. a

Toi seul peux le sauver.

DANVILLE

Ah ! voyage maudit!

Ah! ma femme, ma femme!

BONNARD

Hein?

BANVILLE

Quoi? je n'airien dit.

(Après une pause.)

Bonnard , mon cher Bonnard ! - |

BONNARD

Tu me fais peur : abrège ; C'était, je m'en souviens, ton exorde au collège, Quand dans un mauvais pas tu voulais m'engager.

DANVILLE

Tu dois avoir des fonds , et tu peux m'obliger.

BONNARD

Un caissier n'en a point : quand il prête il s'expose ; Le public ne sait pas de quels fonds il dispose.

DANVILLE

J'en réponds.

BONNARD

Non.

DANVILLE

L'argent te rentrera demain.

aa6 L'ÉCOLE DES VIEILLARDS.

BONNARD

Non, non.

DANVILLE

Sauve mon fils : allons , toi , son parrain , Mon bon , mon vieil ami !

BONNARD

Tu plaides comme un ange ; Mais,* quand on m'attendrit, moi, cela me dérange.

DANVILLE

Bonnard , mon cher Bonnard !

BONNARD

J'aurai tort; c'est égal,

(Il s'en va et revient.)

Je trouverai l'argent... Mais je dînerai mal.

DANVILLE

Nous en souperons mieux.

BONNARD

Tiens la chose secrète ,

( Il revient )

Adieu... C'est qu'il y va, mon cher, de ma recette.

DANVILLE

Sois sans crainte... A propos, tu m'as parlé, je crois , Du jeune duc d'Elmar.

BONNARD

Je l'ai vu quelquefois,

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