‹ Théâtre de M. C. DelavigneChapitre 273 sur 327 · DAN VILLE, HORTENSE · texte numérisé non relu

DAN VILLE, HORTENSE

HORTENSE

Vous irez au bal ?

DANVILLE

Non.

HORTENSE

Vous irez , j'en suis sûre.

Je vous promets que non.

HORTENSE

Si fait.

a 38 L'ÉCOLE DES VIEILLARDS.

BANVILLE

Non , je vous jure.

HORTENSE

Eh pourquoi , sans raison , vous priver d'y venir ?

BANVILLE

C'est que ce plaisir-là ne peut me convenir.

HORTENSE

Mais quel est le motif de cette répugnance ?

BANVILLE

Pouvez- vous m'accorder un moment d'audience?

HORTENSE

Moi!

DANVILLE

Depuis mon retour des soins plus importans , Des amis plus heureux s'arrachaient vos instans ; Et las de renfermer ce que je veux vous dire, J'ai cru dans mon dépit qu'il faudrait vous l'écrire; Mais, puisqu'il m'est permis d'en décharger mon cœur. Je vous le dis tout net : ce petit air moqueur Pour mon ami Bonnard m'offense et me chagrine. Le besoin de briller à tel point vous domine, Qu'avec un jeune fou je vous vois de moitié Contre ce digne objet d'une ancienne amitié. Vous riez du bonhomme ; eh oui ! c'est u n bonhomme ; Un bonhomme que j'aime; et plus d'un qu'on renomme

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