‹ Théâtre de M. C. DelavigneChapitre 292 sur 327 · DANVILLE, VALENTIN · texte numérisé non relu

DANVILLE, VALENTIN

DANVILLE , G'essuyant le front.

Te voilà, Valentin; tiens, vois , je suis en nage! Fais-moi donc souvenir que j'ai mon équipage ; J'y pense quand je rentre, et vraiment je suis las.

(Il s'assied.) VALENTIN.

Vous vous fatiguez trop.

DANVILLE

Hein ! quand j'étais là-bas , Que j'arrivais le soir après ma promenade, Souvent tu m'as surpris bien triste , bien maussade. Pourquoi ? j'étais garçon ; j'ai ma femme aujourd'hui Elle est là; loin de moi la tristesse et l'ennui!

VALENTIN, à part.

Il me fait de la peine.

DANVILLE

En crois-tu tes présages !

Pour ma femme et pour moi quels chagrins ! que d'orages

(Il «élève.)

Pauvre fou! grâce au ciel , tu n'as pu m'effrayer ; Je cours rejoindre Hortense, elle va m'égayer. Guéri des visions qui te troublaient la tête , Sens-tu qu'un vieux corsaire est un mauvais prophète ?

VALENTIN

Monsieur. ♦

DANVILLE

Qu'est-ce?

valentin.

Une lettre.

DAITVILLE.

Ah! donne. Et tu la tiens?

VALENTIN

De madame.

BANVILLE

( Il lit.)

Comment ? qu'ai-je appris ? va-t-en , viens...

(Froidement.)

Madame est donc sortie ?

VALENTIN

Oui , monsieur.

DANVILLE

Et sa mère ?

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