ACTE III, SCÈNE VIII
VALENTIIT.
Oui , monsieur.
DAICVILLE.
Et le Duc?
VALEWTm.
Oui, monsieur.
DANVILLE
La colère, La surprise... est-il vrai? je demeure interdit! Laisse-moi. Se peut-il?
(Il tombe dans un fauteuil.)
Je vous l'avais bien dit Qu'un jour...
DANVILLE , furieux. ■
"Va-t-en. Le sot!
DANVILLE, puis VALENTIN.
À peine je la quitte, Qu'avec le Duc, le Duc dont le nom seul m'irrite, Elle qui tout-à-1'heure... Ah! que de fausseté! Et qui donc l'y forçait ? quel prix de ma bonté ! Quand j'avais tout permis , céder sans résistance , Etm'éloigner exprès... Hortense! ô ciel! Hortense, Qui semblait s'attendrir en me voyant heureux... Je ne l'aurais pas cru , c'est bien mal , c'est affreux !
17* LÉOOLE DES VIEILLARDS.
Et sa mère!... ah! morbleu! quand une vieille femme
Aime encor les plaisirs , pour eux elle est de flammt
Je dois , je dois punir tant de légèreté ;
Courons à cette fête où je suis invité.
En galans procédés vous êtes un grand maître,
Monsieur le Duc; eh bien! vous allez me connaître.
On trouve à qui parler, quand on s'adresse à moi.
I J'irai, je le verrai, je veux lui dire..? Eh! quoi? Que je viens... moi , jaloux ! non , cette frénésie N'a point part aux transports dont mon âme est saisie Je ne suis pas jaloux; ma femme est jeune encor, Je veux l'accompagner pour qu'elle ait un mentor, Par simple bienséance. Oui, quelqu'un, qu on s'empre* Mon habit !
• vauntik.
Quoi , monsieur ?
DAN VILLE
Obéis et me laisse.
vALEirnu.
Où voulez- vous aller ?
DAN VIL LE
Je veux... je vais... je sors...
Obéis...
VÀLENTnr.
Il est tard : que ferez-vous dehors ?