‹ Théâtre de M. C. DelavigneChapitre 295 sur 327 · ACTE III, SCÈNE IX. a · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IX. a

De plus je viens à pied, n'ayant pas de carrosse, Et ma foi!... mais dis donc, c'est ton habit de noce; Quel honneur!

DANVILLE

Ah! pardon!...

BONNARD

Je n'y vois aucun mal ; Je te trouve , mon cher.

DANVILLE

Mais ma femme est au bal ,

BONNARD

Tu restes pour moi , c'est d'un ami fidèle.

DANVILLE

J'allais la chercher.

BONNARD

Bon ! quelqu'un est avec elle, Il la ramènera.

DANVILLE

Non pas , non pas.

BONNARD

Pourquoi ?

Serais-tu donc jaloux quand ta femme est sans toi ?

DANVÏLLE.

Non , certe.

a76 L'ÉCOLE DES VIEILLARDS.

BONNARD

Eh bien! alors, quelle mouche te pique? Tu m'étonnes , tu vas , tu viens , et c'est unique , Tu n'as pas l'air content de me voir.

DANVILLE

Dieu ! Bonnard , Je suis heureux, ravi; mais je... tii viens si tard! Excuse-moi, vois-tu... cette fête est charmante, Et je voudrais... pardon, c'est une envie ardente Que j'ai... j'aime le bal , un bal fait mon bonheur! Tu comprends.

BONNARD

Pas du tout.

DANVILLE

Un bal de grand seigneur, C'est si gai! cet éclat, ce bruit, cette jeunesse... Si fait , ce cher Bonnard , il comprend mon ivresse , Il l'excuse, il permet...

BONNARD

Oh ! ne badinons pas.

DANVILLE

Je n'irai qu'un moment

BONNARD

Je te tiens par le bras.

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