‹ Théâtre de M. C. DelavigneChapitre 306 sur 327 · ACTE IV, SCÈNE III. a · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE III. a

LE duc:

De vos feintes bontés mon erreur fut la suite.

HORTENSE

.0 juste châtiment de ma folle conduite ! Sortez !

LE DUC-

Ah! pardonnez!

HORTENSE. j/

Jamais, jamais , sortez !

LE DUC

Dites-moi... __J

HORTENSE

Je vous dis que vous m'épouvantez!

Si Dan ville. . . ah ! grand Dieu ! tous deux seuls à cette heure , De honte à son aspect voulez- vous que je meure?

LE DUC

Pardonnez, et je fuis.

HORTENSE

Mais quel bruit! je l'entends :

Il monte; c'est sa voix, fuyez... il n'est plus temps.

LE DUC

Que m'ordonnez- vous ?

HORTENSE

Rien... je ne sais, je frissonne...

Ainsi que la raison la force m'abandonne...

LE DUC

Calmez-vous.

HORTENSE

Eh ! le puis-je ?. . . ah ! si quelque amitié... Si j'en crois vos aveux... de grâce... ah! par pitié... Monsieur, je me tairai , cachez- vous à sa vue. Là , là , j'oublîrai tout. Ah ! vous m'avez perdue !

(Le Duc entre dans le cabinet qui fait face à l'appartement de Dan rille.)

Mais non, quelle imprudence! il vaut mieux... Le voici!

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