‹ Théâtre de M. C. DelavigneChapitre 311 sur 327 · DAN VILLE, LE DUC · texte numérisé non relu

DAN VILLE, LE DUC

DAN VILLE, courant ouvrir le cabinet. - f

(A voix basse.)

Sortez , c'est trop long-temps éviter ma présence. Venez.

Que voulez-vous ?

DANVILLE

Punir votre insolence.

LE DUC

Qui, vous?

DANVILLE

Moi.

LE DUC

Mais , monsieur. . .

DANVILLE

Quand ? dans quel lieu ? comment ?

LE DUC

Que votre sang plus froid se calme un seul moment ?

3o4 L'ÉCOLE DES VIEILLARDS.

DAN VIL LE

Ah! ce peu que j'en ai, s'il est glacé par l'âge, Bouillonne et rajeunit aussitôt qu'on l'outrage! Vous m'aviez confondu parmi ces vils époux Qui, de tous méprisés, et bien reçus de tous, Diffamés par l'affront moins que par le salaire, Vivent du déshonneur qu'ils souffrent sans colère.

LE DUC

Pourquoi le supposer , et qui vous le prouvait ?

DAWVILLE.

Avant de le nier , reprenez ce brevet.

Tenez, prenez-le donc, tenez, je le déchire.

Je ne vous dois plus rien , et je puis tout vous dire.

LE DUC

Du moins si mon amour, follement déclaré, Offense un titre en vous qui dut m'être sacré, Votre épouse innocente...

DÀNVILLE.

A quoi bon cette ruse ?

LE DUC

Ma voix doit la défendre.

DAITVILLE.

Et votre aspect l'accuse.

LE DUC

Quand c'est moi qui l'atteste , osez -vous en douter ?

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