LES PRÉGEDENS , BONNARD, MADAME SINCLAIR
BONNARD
Mon cher , on m'a fait un accueil Qui doit toucher ton cœur et flatter ton orgueil. Le Duc à tous mes vœux promet de satisfaire, En ajoutant, pour toi, que sur certaine affaire Qui t'inspire , dit-il , un très-vif intérêt, Il jure de garder le plus profond secret.
33a L'ÉCOLE DES VIEILLARDS.
MADAME SINCLAIR
Mais moi , ce qu'il m'apprend me chagrine et m'étonne : Vous refusez, monsieur, la place qu'on vous donne?
HORTENSE
Ma mère, il a raison.
DAÏTVILLE.
Et Bonnard doit sentir Que mon fils sans délai nous force à repartir.
MADAME SINCLAIR, étonnée.
(A Hortcnse.) (A Dan ville.
J'admire ta sagesse! Est-on plus raisonnable?
DANV1LLE.
Àusfci je lui rendrai notre terre agréable : Quelques petits concerts, deux bals dans la saison,
(A Valentin.)
Tout sera pour le mieux ; qu'en dis-tu , mon garçon ? Et comment trouves-tu nos châteaux en Espagne?
VALENTIN
(A part.)
Superbes. Nous aurons Paris à la campagne.
DANV1LLE.
Et mon ami Bonnard , s'il obtient un congé , Arrive avec sa femme...
HORTENSE, à Bonuanl.
Eh! quoi!...