‹ Théâtre de M. C. DelavigneChapitre 60 sur 327 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

AMÉLIE, ELFRIDE).

ELFRIDE.

O spectacle effroyable ! ô funeste délire !

AMÉLIE

Montfort est-il sauvé?

ELFRIDE.

J'ignore s'il respire.

Du lieu saint, à pas lents , je montais les degrés , Encor jonchés de fleurs et de rameaux sacrés. Le peuple, prosterné sous ces voûtes antiques, Avait du roi prophète entonné les cantiques. D'un formidable bruit le temple est ébranlé. Tout à coup sur l'airain ses portes ont roulé. Il s'ouvre; des vieillards , des femmes éperdues, Des prêtres, des soldats, assiégeant les issues, Poursuivis, menaçans, l'un par l'autre heurtés , S'élancent loin du seuil , à flots précipités. Ces mots .Guerre aux tyrans ! volent 4e bouche en bouche;

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