‹ Théâtre de M. C. DelavigneChapitre 7 sur 327 · LORÉ0AH · texte numérisé non relu

LORÉ0AH

De ce bruit offensant méprisez l'imposture ,

Connaissez mieux Montfort, vous lui faites injure.

Sans honte en ce séjour j'ai pu le recevoir, v

Sa gloire et ses bienfaits m'imposaient ce devoir.

Épris de l'art divin qui fleurit en Provence,

Poète, il a chanté les succès de la France;

Guerrier, près de Louis son courage naissant

Fit triompher les lis de l'orgueil du croissant.

Il a sur votre sort partagé mes alarmes,

II m'a fait chevalier , je suis son frère d'armes. *

PROCJDA.

Vous!

LOKÉDAJS.

Nous devons ensemble affronter les hasards,

aa . LES VEPRES SICILIENNES.

Suivre d'un pas égal les mêmes étendards : Bientôt Paléologue, enfermé dans Byzance, Verra sous nos efforts expirer sa puissance. Aux bords de l'Hellespont, où nous allons courir, De quels nobles lauriers nos fronts vont se couvrir! Que d'exploits!...

De l'empire embrassant la querelle, Le destin des combats peut vous être infidèle ; Alors de ces hauts faits qu'attendez-vous?...

LORÉDAN

L'honneur, Si fidèle aux Français , même dans le malheur!

N'en attendez , mon fils , que regrets et que honte ; Quels que soient les dangers que votre ardeur affronte, Les Français dans les camps vous seront préférés : Songez- vous aux chagrins que vous vous préparez ? Croyez-vous que le roi , distinguant votre audace , Daigne illustrer un sang qu'il accepte par grâce ? Quand l'esclave imprudent pour ses maîtres combat, Tout son sang prodigué se répand sans éclat. Mais je veux qu'on vous laisse une part dans la gloire : Que produit pour Pétat cette noble victoire? Que sont dans leurs succès les peuples conquérans?

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