SCENE IV
NEALA. seule, tombant à genoux.
O toi! dont la puissance éclata la première. Quand Brama de la nuit sépara la lumière , Soleil, dieu créateur, tes rayons bienfaisans Aux plus vils des humains prodiguent leurs présens. Entends du haut des deux, entends ma voix timide. Ali laurier qui t'est cher si j'offre une eau limpide , Des couleurs de ton choix si mon front s'est paré A la fête ou ton nom se plaît d'être honoré, Permets que sous son voile une ombre favorable Dérobe au châtiment la fuite d'un coupable. Respecte le secret d'un amant malheureux, Dont ton oeil vigilant a surpris les aveux. Mais si contre son sang ta clarté s'est armée , S'il est puni, s'il meurt pour tii'avoir trop aimée , Adieu, soleil, adieu, demain tu reviendras, Et mes yeux pour te voir ne se rouvriront pas!