ACTE I, SCÈNE li
D'enchaîner à" son gré ses passions dociles. Les lois, les vains égards, les devoirs convenus^ M'ont chargé dp liens jusqu'alors inconnQs. Jeté, farouche çacore, à tnaryers ces entraves, Je frémis sous leur poids, léger pour des esclaves. Oui, jusque dans tes fers ton amant a porté Des monts qui l'ont nourri la sauvage âpreté. Si tu me connaissais, si jamais ma naissance*... . Ah! je dois respecter ta juste obéissance; Poursuis, affranchis- toi d'un sacrilège amour.
NÉ A LA
Qui que tu sois , mon cœur est à toi sans retour.
ID AMOR E
Sais-tu, fille d'un brame, à qui ton cœur se donne?
If ÉALA.
Le trône de Delhi que la gloire environne, Dût-il de mes splendeurs rendre les rois jaloux, Un désert avec toi m'aurait semblé plus doux.
IDAMORE
Un désert ! ah \ qu'entends*je ? ah ! vierge infortunée. Dans le fond des déserts ppurquoi n'es-tu pas née? Ou pourquoi les destins, contre nous irrités, Ne m'ont-ils pas fait naître au milieu des cités?" C'est trop me déguiser sous l'éclat qui t'abuse, A tromper plus long-temps ma fierté se refuse ;
'8a LE PARIA.
Connais-moi tout entier
OTÎALA.
Idamore, écoutez :
On s'avance vers nous à pas précipités ; Cen est fait ! sauvez-moi.
* IDAMORE. m
Quel mortel las de vivre , Te voyant sous ma garde , osera te poursuivre? Viens... Mais c'est un ami, c'est un guerrier chrétien A qui j'ai révélé mon secret et le tien , Qui veillait sur tes jours.