‹ Théâtre de M. C. DelavigneChapitre 84 sur 327 · UNE JEUNE FILLE · texte numérisé non relu

UNE JEUNE FILLE

Ma mère aux poitea du tombeau Languit dans une nuit épaisse ; Les doux rayons de ton flambeau N'écartent plus le noir bandeau , Dont l'ombre sur ses yeux s'abaisse.

Si je la perds , que puis-je aimer?

Elle seule était ma famille ; Sous mes baisers viens rallumer Ses yeux que la mort va fermer ;

Permets-lui de revoir sa fille.

UN BRAME

Dieu des divins accords , souris à nos accens.

UN GUERRIER

Ma main , dieu des guerriers , te consacre ces armes.

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