‹ Théâtre de m. de Florian (volume 2)Chapitre 13 sur 105 · ARGENTINE , SCAPIN , ARLEQUIN · texte numérisé non relu

ARGENTINE , SCAPIN , ARLEQUIN

ARLEQUIN', sans voir Argenlinc.

JLiE diable t'emporte avec ta porte jaune ! J'ai frappé à toutes les portes jaunes et à toutes les portes à droite, jamais je n'ai pu trouver un Directeur. \ iens me conduire toi-même...

( Il apperçoit Argentine. ) Ail ! la voilà. J'ai tout plein de choses à vous dire: mais, quand je vous vois,je ne m'en souviens plus; quand je suis loin de vous, elles reviennent si vite que celam'étouiie:

je crois que je n'aurai qu'un moyen pour m'en souvenir, c'est de vous regarder les yeux fermés, car autrement il m'est impossible de penser à autre cliose qu'à vous voir. (ÀScaplu. j Yat'en , toi , tu nous gênes.

ARGENTINE

Non , ilpeut rester ; ilne megênera

pas.

Après la manière dont mademoiselle s'est expliquée sur ton compte , après les assurances par écrit qu'elle t'a données de sa tendresse , il me semble que rien ne doit te gêner.

ARLEQUIN, bas à Argentine.

Vous lui avez donc tout conté?...

Hé ! vous lui avez tout dit ? ....

(Scapinrit. ) Il a l'air de se douter de quelque chose. MonsieurScapin , expliquons-nous , je vous en prie; vous aimez mademoiselle Argentine, n'estil pas vrai?

Sans doute , je l'aime : elle le suit bien.

ARLEQUIN

Eli bien ! moi, je l'aime aussi; et je n'aime pas qu'on l'aime. Ainsi, puisque nous voilà devant elle, elle

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