ARGENTINE , SCAPIN , ARLEQUIN
ARLEQUIN', sans voir Argenlinc.
JLiE diable t'emporte avec ta porte jaune ! J'ai frappé à toutes les portes jaunes et à toutes les portes à droite, jamais je n'ai pu trouver un Directeur. \ iens me conduire toi-même...
( Il apperçoit Argentine. ) Ail ! la voilà. J'ai tout plein de choses à vous dire: mais, quand je vous vois,je ne m'en souviens plus; quand je suis loin de vous, elles reviennent si vite que celam'étouiie:
je crois que je n'aurai qu'un moyen pour m'en souvenir, c'est de vous regarder les yeux fermés, car autrement il m'est impossible de penser à autre cliose qu'à vous voir. (ÀScaplu. j Yat'en , toi , tu nous gênes.
ARGENTINE
Non , ilpeut rester ; ilne megênera
pas.
Après la manière dont mademoiselle s'est expliquée sur ton compte , après les assurances par écrit qu'elle t'a données de sa tendresse , il me semble que rien ne doit te gêner.
ARLEQUIN, bas à Argentine.
Vous lui avez donc tout conté?...
Hé ! vous lui avez tout dit ? ....
(Scapinrit. ) Il a l'air de se douter de quelque chose. MonsieurScapin , expliquons-nous , je vous en prie; vous aimez mademoiselle Argentine, n'estil pas vrai?
Sans doute , je l'aime : elle le suit bien.
ARLEQUIN
Eli bien ! moi, je l'aime aussi; et je n'aime pas qu'on l'aime. Ainsi, puisque nous voilà devant elle, elle