SCENE V
.ra nous dire quel est celui de nous deux qui lui a le plus plu ; à condi^ îion que l'autre se retirera sans bruit, et ne traversera plus l'heureux qu'elle aura choisi : y conseutez-vous , monsieur Scapia ?
Touchez là, monsieur Arlequin.
Souvenez-vous de ce que vous dites :
mademoiselle va choisir , et celui qu'elle refusera n'aura plus la moindre prétention.
ARLE(iUIN.
De tout mon cœur. (Il rit.) Oh! qu'il est bète !
Allons , mademoiselle , vous vener d entendre nos conventions ; c'est à TOUS à nous juger.
ARLEQUIN
Oui, c'est à vous à nous juger- ( À paxL ) Oh ! la bes tiasse !
ARGENTINE, k pari.
Je serai-malheureuse ; mais je veux me venger.
Eh bien, mademoiselle?
ARGENTINE
Ehbien! je vais m'expliquer: mon choix est4ait depuis long-temps , je l'ai même écrit à celui que j'ai choisi : celui de vous deux qui a un billet de moi n'a qu'à me le montrer, je lui donne ma main.
ARLEQUIN
C'est clair cela. ( Scapln fouille dans sa pothe. ) Oui , clierche , cherche , tu le trouveras... Le voici, ce billet, (11 tire le billet de loterie. ) le voici : ainsi , monsieur Scapin , adieu , on n'aura plus l'honneur de vous revoir.
ARGENTINE, vivement.
Voyons... C'est un billet de loterie.
AhJoui. Vous ne savez pas, le bon-