‹ Théâtre de m. de Florian (volume 2)Chapitre 38 sur 105 · SCENE VIL io · texte numérisé non relu

SCENE VIL io

ARLEQUIN

Qu'est-ce que c'est que cette commission ?

ARGENTINE

Je ne peux pas te le dire; elle me l'a déiendu.

ARLEQUIN

Voilà , par exemple , un de tes avanta'res sur moi : tu sais earder un secret ; moi je ne le sais pas. Aussi je te confie tous les miens , pour qu'ils soient en sûreté.

ARGENTINE

Mon bon ami , tout ce que je pense t'appartient; mais tu n'ignores pas les obligations que j'ai à mademoiselle Rosalba : c'est elle qui nous a mariés. 11 me semble qu'après un tel bienfait, je suis obligée de faire tout ce qu'elle exige , même de te cacher quelque chose.

Ah ! je me doute de ce que c'eôt.

id4 le bon MENAGE.

J ai vu ce matin M. Pandolfe ; il m'a dit qu'il avoil donné quinze mille lixies à sa fille pour en faire ce qu'elle voudroit. Mademoiselle Pvosalba a le i^ieiileur cœur du monde ; et quand ou a un bon cœur et de l'argent mignon , on a toujours de petites clio-, 5ei à faire en cachette.

ARGENTINE, à part.

Hélas ! ( haut. ) Mon ami , ne parlons plus de cela , je t'en prie. Quand bien même tu devinerois , je serois obligée de te mentir; et tu ne voudrois pas que ma recounoissancc pour mademoiselle Ilosalba me coûtât si cher.

ARLEQUIN

Allons , va-t'en; je resterai avec les r niants. Les as-tu fait lire aujour-

(rimi?

ARGENTINE

Oui.

C'est bon ; je les ferai jouer, njoi- Allons , va-t'en donc.

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