‹ Théâtre de m. de Florian (volume 2)Chapitre 48 sur 105 · il · texte numérisé non relu

il

« Ma cliere amie, j'arrive, et j'ai bc- K soin de toute ma raison pour ne pas ce voler clans tes bras. Si je ne cial- « gnois que de me perdre , rien ne me « retiendroit: mais je pourrois te cornet promettre,etmonamour même est K moins fort que cette crainte. Il est si u important pour nous de tromper « celui qui détruiroit notre bonheur !

« Le nom sacré qui l'attache à toi su f- « fit à peine pour modérer ma haine.

« J'espère qu'un jour viendra , et ce te journ'est pas loin, où nous pourrop.s « nous livrer publiquement à notre ' il amour et dévoiler à tous les yeux « les liens qui nous attachent l'un à « l'autre. Adieu ; tâche de venir me « voir, si tu peuxéchapperauxyeux « d u barbare qui tcîveille: je t'attends. « Tu sais si je t'aime. Lélio ».

Et moi je ne sais si je dors ou si'je veille : mais si je dors , je fais un vilaiu rêve ; «t si je suis éveillé... Oh ! je le

Page 1