SCENE IV
<VRLEQUIN, CLÉANTE^
ARLEQUIN
Arrive donc , mon ami , j'ai touc plein de choses à te dicter; mets-toi là, et écris ce que je vais te dire.
C L é A N T E s'assied.
Quand vous voudrez, monsieur.
Mon ami, ce sont des couplets que J ai faits pour la fête de ce soir; ils ne sont pas encore finis, mais il faut toujours les écrire, parceque je n'ai point de mémoire, et mes vers m'échappent avant d'être faits. Allons,
prends du grand papier, le plus grand,
et écris : Couplets à ma fille, le jouf de sa fête.
C L â A N T E , écrivant.
Le jour de sa fête.
ARLEqOIW,
Ma mie... .
Ne faut -il pas écrire d'abord sur quel air vous les avex faits?
ARLKQUIW.
Sur quel air?
Oui, monsieur.
ARLEQUIN
L'aîr ne me regarde pas; je n« m* cliarj^e que des paroles.
Mais puisque vous voulez que cc« paroles se chantent, vous les avez faites sur un air.
ARLEQUIN
Non, en vérité, j« n'y ai pas songi.