SCENE XYI
CLÉANTE, NÉRII^E.
Que s'est-il donc passé? Monsieur Arlequin vient de rentrer chez lui tout en larmes , et il m'a dit de venir vous consoler.
Il m'a ordonné de quitter sa mai-' 8on dès ce moment, il m'a embrassé, m'a juré une éternelle amitié, et m'a défendu de rejjaroître ici.
Je n'y comprends rien. Et qu'allervous faire?
Obéir , Nérine. Je n'y survivrai pas ; mais je partirai. Ahî du moins, puis-je compter que tu parleras quelquefois de moi à ta maîtresse? Tu connois mon cœur, tu pourras lui répondre que jamais on ne l'aimera comme je l'aime , tu lui raconteras tout ce que j'ai fait, tout ce que j'ai pensé, tout ce que j'ai souffert pour elle; peut-être donnera-t-elle quelques Itirmes à mon sort.
N È R I N E , pleurant.
Hélas! que nous sommes malheureux! D'abord, vous pouvez compte* jwr moi jusqu'à la mort,