SCENE XIV
sonne que pour leur éviter de la peine; aussi tout le momie s'intéresse à toi , tv>ut le monde t'estime et te chérit : héldi! c'est à cause de cela qu'il faut que tu t'en ailles.
permettez -moi de vous représenter, monsieur, que tout ce que vous me dites a l'air de la plus cruelle ironie. Vous êtes le maître de me faire quitter votre maison; mais pourquoi m insulter en me rendant malheureux ? Mon respect , ma tendresse pour vous, ne méritoient pas ce traitement ,^et je ne devois pas m'attendre. . -
ARLEQUIN"
Moi, t'insulter ! mon cher ami, comment peux-tu l'imaginer? Je te répète que je t'estime comme moimême ; que je donnerois la moitié de mon bien pour passer ma vie avec toi; que tu m'as inspiré, dès le pre-
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mier jour où je t'ai vu , une amitié , un attachement, qui m'arrachent des larmes dans ce moment-ci , parcequ'enfui il faut que tu t'en ailles, vois-tu... il le faut absolument. J'en pleure, mais il le faut. Laisse -moi t embrasser pour la dernière fois.
(IU'embrasse en sanglottant. ) Adieu, mon
ami, mon bon ami, je te regretterai toute ma vie ; mais va-t'en le plutôt que tu pourras. Adieu,adieu : compte sur moi pour toujours; mais que je ne te revoie plus.
(Il son en pleurant.)