‹ Théâtre de m. de Florian (volume 2)Chapitre 98 sur 105 · SCENE XVII. 2i · texte numérisé non relu

SCENE XVII. 2i

monsieur, je ne peux pas les accepter.

ARLEQUIN

Ah! Cléante, ce n'est pas bien, et je ne mérite pas ce refus.

CLÉANTE

Il m'est affreux de vous déplaire ; le ciel m'est témoin que rien au monde ne m'est cher au prix de votre amitié: mais une raison invincible me défend d'accepter vos bienfaits.

ARLEQUIN

Quelle est cette raison? il ne peut pas y en avoirde bonnes pour aftliger les gens qui nous aiment.

Allons , monsieur, parlez , voilà 1« moment.

ARLEQUIN

Que dis-tu, Nérine?

JeTexhorteàvousouvrirsoncœur:

Yotre franchise, votre bonté, doivent

J'encourager. D'ailleurs , vous avez trop bien aimé madame Argentine pour ne pas pardonner les fautes que fait commettre Tamour.

L'amour!

Oui, monsieur; apprenez tout. Je ne suis point ce que vous me croyez.

Une passion violente, profonde, pour mademoiselle votre fille s'est emparée de moi depuis plus d'un an : désespérant de mlntroduire chez vous, je me suis présenté pour être votre secrétaire. Voilà mes crimes, punissez-moi,

ARLEQUIX.

Comment! vous avez abusé de ma crédulitéjpourvenirséduire ma fille, pour oser...

Ail! monsieur, je suis témoin qu'il ne lui a jamais parlé d'amour.

Page 1