SCENE PREMIERE
ARLEQUIN
,A.LLEz, madame Mathurine, j'ad bien du chagrin.
Je m'en doute, mon pauvre ami.
Je ne m y serbis jamais attendu de la ^a rt de mademoiselle Lucette. Aprè^ la promesse qu'elle m'avoit faite de m aimer toujours, après la permission que vous lui en aviez donnée, comment est-il possible qn'xine fille «le\ée par vous, qu'une fille, qui e^t
votre fille, soit une perfide et unfl change use!
MATHURINE
Mais es -tu bien sur que Lucetie ne t'aime plus?
Ah! madame Mathurine , il y a long-temps cjue je fais tout ce que je peux pour ne pas le voir; mais cela me crevé les yeux et le cœur. On dit que Tamour ne peut pas se cacher; croyez que quand on cesse d'en avoir, cela se cache encore bien moins.
MATHURINE
Je serois aussi fâchée que toi du changement de ma fille; ton mariage avec elle étoit arrangé depuis si longtemps ! Lorsque ton père vint s'éta^ blir dans le pays d«^ Caux, je fus la première h raccueilllr, <i l'aider, à Jui donner des secours pour faire VJiloir sa ferme. Je suis devenue Vfwvç presque en m<}me temps qua