SCENE V
disoîtsibien: J'aime Lucette, J'aime Lucette....
Eh bien ?
A Pv L E Q U I N.
Eh bien! comme maclemoiselleLuceite a l'air de ne plus m'aimei-, j'ai cru que c'étoit le moment de lui donner le sansonnet , afin qu'au moins elle se souvînt de moi , quand le sansonnet lui diroit : J'aime Lucette. En conséquence, je l'ai tiré de sa cage , je lui ai attaché k la patte le plus beau ruban de ma mère , et j'ai été pour la
porter à mademoiselle votre fille
Ah 1 mon dieu ! mon dieu ! c'est bien àprésentqu'iln'j a plus d espérance.
( Il pleure. )
Eh bien , as-tu vu ma lille ?
ARLEQUi:^.
Sûrement, je l'ai vue, je l'ai roncûntrétj avec M. Duval , qui s'en al-
loit à la danse. Pardi! ils chantoient tous deux comme deux rossignols ; cela m'a fait un peu de peine: mais cenendant je n'ai pas dit autre chose que d'ôter mon chapeau , et j'ai présenté le sansonnet à mademoiselle Lucctte. Ah! c'est là, c'est laque j'ai bien vu que j'étois perdu.
MAT II URINE
Explique-toi donc , car tu m'impatientes. Que t'a dit ma fdle?
ARLEQUIN
Ce qu'elle m'a dit ? je le sais bien ce qu'elle m'adit, et je m'en souviendrai long-temps.
Mais si tu veux que je le sache, il faut aussi me le dire.
ARLEQUIN
Elle m'a dit qu'elle n'aimoit point tous ces animaux-là qui disoient toujours la même chose. Ainsi , a-t-ell© «jouté , vous et votre sansonnet pou-