SCENE V
ter vous aller promener ^ je vous xlonne la clef des champs. En disant ces paroles , elle a lâché le ruban , et le sansonnet s'est envolé, eu répétant : J'airaeLucette,J'aimeLucette.
MATHURINE
Ce trait-là n'est pas de ma fille. Et qu'ds-lu fait?
ARLEQUIN
Moi , je n'ai pas pu m'envoler ; je suis resté pétrifié : et malgré cela , mon cœur disoit toujours comme le sansonnet, J'aime Lucette.
C'est ce malheureux Duval qui a sûrement engagé ma fille à une si mauvaise action.
Oh î madame Mathurine , tout est fini : ce dernier trait me fait voir clair; votre fille ne m'aime plua du tout.
Il faut que je prenne mon parti , et il est pris.
MATHURINE
Je n'ose te donner beaucoup d'espérance, il ne m'en reste guère à moimême. Cependant...
ARLEQUIW.
Oh ! après l'histoire du sansonnet, il n'y a plus de cependant: mon parti est pris , madame Mathurine , mon paiti est pris. Dès que le sansonnet a vu qu'on ne l'aimoit plus, U s'en est alh^ tout de suite : le sansonnet a uu laison.
MATHURINE
r.coute-moi : j unagme un moyen dont l'exécution est difficile , je risque même bcautou p à l'eutreprendre; mais s'il me réussit, avant la fin Ju jour nous serons tous heureux.
lixcepté moi.