SCENE VIL
Oui : mais vous étiez avec ma fille, et je m'étonne que vous vous soyez souvenu de moi.
Il est certain qu'en regardant matlemoiselle Lucette , il est permis de tout oublier : elle vous ressemble beaucoup.
MATHURINE
Ah! monsieur Duval, vous lui volez cette douceur-là. Pour ne plus vous obliger à mentir , parlons d'autre chose. Où est ce titre avec lequel je pourrois réclamer les biens de la famille d'Arlequin ?
DUVAL
Le voici , madame. ( Elle veut le prenne, Daval s'y oppose.) Mais je ne peux vous le laisser qu'autant que vous en ferez usage , et que mon oncle sera chargé du procès. Telle est sa volonté que je n'ai pu faire changer. Si , par
exemple , vous veniez à marier mademoiselle votre fille , et que vous fussiez tDÏen aise d'augmenter sa dot en lui abandonnant ce titre , alors mon oncle se feroit un plaisir de vous le céder.
MATHURINE
On ne peut pas être plus obligeant.
Mais , monsieur Duval , ce titre est personnel à moi ; c'est à moi seule c[u'il appartient : il ne pourroit servir à ma fille que dans le cas où je la ferois mon héritieic en la mariant.
D IT V A r.
Cela va sans dire : mais personne ne doute de vos intentions à ce sujet. On vous connoît trop bien , madame Mathurine, pour n'être pas sûr <[ue vous donnerez tout à mademoiselle Lucette, rjufj vous lui laisserez choisir l'éjioux qui lui j)laira, et qu'enfin voys u'hvc?, amasfé vos richosses qim