SCENE VIII
L U C E T T E , seule.
JJuvAL est avec ma mère ; sans doute , il lui demande ma main. J« ne sais si j'en serai bien aise. Duval est aimable , mais son cœur ne vaut pas son esprit: il a trop ri quand j'ai lâché le sansonnet d'Arlequin. Ah !
ce que j'ai fait là n'étoit pas bien. Je vois encore ce pauvre malheureux, interdit , les larmes aux yeux , me regardant sans se plaindre : ce souvenir fait couler les miennes. Ah ! qu'oH est malhfurcux, quand on a fait quelque clio-e de mal ! on y pense tout»
la journée C'est ce Duval qui l'a
exigé. Quand j aimois Arlequin , il n'exigeoitjamais rien qui pût medonner du cliagrin... Je ne sais que faire; je suis bien à plaindre. Il faut attendre ma mère , je lui dirai tout ; cela me soulagera.