‹ Théâtre de m. de FlorianChapitre 65 sur 104 · GIRAUT, FIRMIN · texte numérisé non relu

GIRAUT, FIRMIN

iVlE voici, monsieur Firmin. Je crois vous avoir donné le temps de faire toutes vos réflexions ; je viens chercher votre réponse.

FIRMIN

Monsieur Giraut, je vous supplie de m'écouter un moment, sans vous fâcher, sans vous ennuyer de ce que je vais vous dire. Je suis bien à plaindre, voyeZ'Vous, et les malheureux pailent longuement.

GIRAUT

T^e vous gênez pas, j'ai de la patienc&^etjesuis venu pour écouter.

t42 LE BON FILS.

Vous êtes mon rival , vous desirez de m'enlever Agathe; cela est juste, et je ne vous en fais pas un crime:

mais vous ne desirez pas de me voir mourir de douleur; cela ne vous rendroit pas plus heureux, n'est- il pas vrai?

Il n'est pas question de votre mort, il est question de me payer ce qui m'est dû , ou de renoncer à Agathe.

Voilà le point dont il s'agit, et sur lequel il me faut une réponse positive.

Et c'est cette réponse si terribla que je ne puis faire sans mourir.

Ne croyez pas cela, monsieur Firmin; si l'on mouroit toutes les fois qu'on le dit,il n'y aurolt presque plus de vivants dans ce monde. Moi, qui vous parle, j'ai eu de très grands cha-

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