SCENE I. 2u
me promettre aussi que vous ne quit« terez jamais ma houlette.
Ecoutez : voilà le temple de l'Amour; venez y recevoir ma promesse, et me donner la vôtre, c H L o É.
Xon , M\ rtil ; ma mère m'a dcfenduld'entrer dans ce temple, à moins qu'elle ne m'y conduisît. Je ne veux point désobéir à ma mère.
A ous avez raison, Chloé ; j 'aimeroîa mieux mourir aussi que de déplaire à mon père. Mais , sans entrer dans le temple , nous pouvons nous metti e à genoux ici , et nous jurer devant l'Amour, qui nous entendra bien de là-bas, que jamais ces doux présenta ne sortiront de nos mains.
CHLOÉ
Je le veux bien : mais il ne faut pas jurer ; nous ne sommes pas assea
ti2 MYRTIL ET CHLOE.
grands pour cela. Promettons, c'est assez pour que nous soyons tranquilles.
A la bonne heure. Écoutez -moi Lien , Ciiloc; puis vous direz comm»
moi.
c II L o i:.
Peut-être.
(Myrlil se met à genoux , en se tournant un peu
vers le temple de l'Amour. )
Tendre Amour , roi de la nature, (basàChloé) c'est comme cela qu'il s'appelle , (haut.) rendez Myrtille plus infortuné des bergers, s'il quitte un seul moment cette belle houlette. Je sxiis encore trop enfant potir posséder un troupeau, cette houlette est mon seul trésor; quand jcserai grand, mon perc m'a promis douze chèvres, cette houlette les conduira ; et quand je serai vieux comme mon père.