SCENE IL 2î
L'infortuné vieillard , affoibli par les années , accablé par la douleur , louche à son dernier moment.
M Y R T I L , pleurant.
O dieux ! ô dieux ! mon père va mètre ravi. Malheureux que je suis !
Mon père souffre, mon père nieiuc peut-être; et je ne l'ai pas embrassé!... Lisis , Chloé, priez l'Amour, priez tous les dieux de me rendre le meilleur des pères ; priez-les de faire tomber sur moi tous les maux qui le font souffrir... Je ne puis rester avec TOUS ,|e V ais , je cours ser\ ir mon père. (Il sort.)
ûi6 MYRTIL ET CHLOE.
LISISjCHLOÉjUN PRÊTRfi D E l'a m ou ÈLi
Ail , I/isis ! VOUS que TAmoura ciloisi pour être le ministre de son temple , Vous par qui ce dieu puissant nous annonce ses volontés, demandez, obtenez de lui la guérison de Ménalque; obtenez que le plus vertueux de nos bergers vive long-temps encore, pour nous enseigner l»i vertu.
Est-ce Tamour de la vertu qui vous fait prendre un intérêt si tendre au père de Myrtil?
C'est le plus juste , c'est le plus doux des sentiments : la reconnoissance. Vous ignorez ce que je dois au