‹ Théâtre de M. J. Chénier (volume 2)Chapitre 113 sur 258 · ACTE ni, SCÈNE V. ai · texte numérisé non relu

ACTE ni, SCÈNE V. ai

Caressait ton orgnrâl et ton amlntion,

Qui fît entrer le crinje en ton ame flétrie v

(Car tu n'étais point né pour trahir la patrie);

Que le vil ÂDlicIès, ce prytane odieux,

Meure comme un esclave en blasphémant les dieux!

TIMOPBÀNt.

Andclèa! je lui dois...

TIWOLËOH.

On ne doit rien au traître.

tikophame.

I^iîs^ il est mon ami.

rriMOLÂoK.

Mais le pen[Je est ton maître.

Je ne dis rien de toi ; tu sais braver la mort. Si des aveux sans feinte, on sincère remord, Un entier dévo&ment, mes discours, nos services, Tes exploits, tes lauriers, tes nobles cicatrices* • Devant la république et l'inflexible Ici , Ne peuvent arrêter le fer levé stu- toi ; Si ton sang doit payer ta sacrilège audace ;^ Que la postérité prononce au moins ta grâce : Fais pleurer à Corinthe un si cher criminel ; Descends avec honneur au tombeau paternel^ Qu'an bien de tout l'état ton cœnr K sacrifie : Péris vainqueur du crime, et répare ta vie.

TIHOPRÀSS.

Écoute ; il est trop vrai , ton frère a conspiré ;

hyGoo^le

ao> TIMOLÉON.

On m'appelait au trône, et je l'ai deairé :

Pour un amlntieux, l'^alité peiante

M'accablait chaque jour de sa voix imposante :

Toutefois mon projet long-temps s'est ralenti j

Et, même en le fonnantT je me sois repenti.

Mais, ne présume pas qu'en victime docile

J'ofire à mon adversaire un triomphe facile :

Je n'abandonnerai ni mes amis ni moi ,

Et je romps les liens qui m'unîssaient à toi.

L'un et l'autre aujourd'hui dépouillons la contrainte :

J'abandonne un moment les remparu de Corînthe ;

Je reviendrai terrible. Assemble tes soldats :

Je ne suis point Denys; ils ne me vaincnmt pas.

Un parti pins nombreux , plus puissant , pins fidelle ,

Par l'or et par le fer soutiendra ma querelle :

Et , si tes compagnons prétendent m'immoler,

De mon sceptre d'airain je veux les accabler:

Es furent mes fiéaux, ils seront ma conquête;

C'est le glaive k la main, c'est la couronne en tète,

Qu'ils me verront bientôt reparaître en ce lien.

Adieu, TimolëoD...

TIUOLiOIl, se ToilantavEc md manteau.

Ton heure sonne. Adieu.

hyGoot^le.

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