‹ Théâtre de M. J. Chénier (volume 2)Chapitre 118 sur 258 · MANDANE, MEMNON · texte numérisé non relu

MANDANE, MEMNON

\J fiUe d'Âstpige, esKo vous que je Tois!

Quand tout sommeUle encor dans le palais des rois ! Aux bords de l'Orient quand le mage contemple Les premiers traits du I^eu qu'on adore en ce temple E Sa fête , après cent ans , plus brillante en ce jour, Dans les murs d'Ëcbatane est enfin de retour ; Fête à jamais auguste , époque fortunée , Qui renouvelle ensemble et le siècle et l'année ! TOUE II. i4

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aïo C.YRUS.

Son éclat solennel va redoubler eitcor;

Ici même aujourdliai c^ heureux Élénor

Qui , des mers d'Hircanîe aux moûts de la Tauric|ue ,

Itcnversa les remparts dans sa course héroïque ,

Doit oâiir les drapeaux des Se jthes révoltes ,

Subjugués mille fois et toujours indomptés.

Vous en qui cependant tant de grâce respire ,

Dont la vertu modeste embellit cet empire ,

Et que le suppliant nomme aux dieux protecteurs

Dans sa reconnaissance et jamais dans ses pleurs ;

Seule aux gémissetnens vous semblez condamnée!

En faisant des heureux , Mandane infortunée ,

Pfès du trâne éclatant où son père est assis

Lève au ciel des regards de larmes obscurcis.

Je n'aurais point, Memnon, llnfortune en partage Si j'étais seulement la fille d'Âstyage ; Mais, veuve de Cambyse et mère de Cyrus, Je 'l'atigue le ciel de voeijx mal entendus.

Qu'cst-elle donc pour moi cette pompeuse fête , Quand Cyrus est proscrit, quand je crains pour sa tète? Qae sont'ib ces drapeaux par un autre conquis, Ce héros si vanté ,. mais qui n'est point mon SU ? Ah ! les jours de Cyrus abreuvés d'amertume, C'est-là ce qui m'agite et ce qui me consume ; Cest-là , durant la nuit, ce qui rouvre mes yeax) Et quand l'astre divin c(u'on adore en ces lieux , Répand ses lèux naîssans et nous éclaire à peine , En son temple aujourd'hui c'est-là ce qui m'amène.- ' ' Interprète sacré de cette auguste !<» ,

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