ACTE II, SCENE II. aaî
ÉLÉKOK.
Ah! ce glaive à ses yeux est on objet d'eflroi. n fut long-temps... *
HASDIHE.
A qui? âonnez-le moi.
Cambyse! ô ciel!
ÉLÉnOB.
Cambyse illustra cette épée :
Aux bords du Thermodon sa valeur fut trompée : J'ai cberché son vainqueur et je l'ai combattu; J'ai nommé votre époux et son ombre a vaincu. C'est le dernier exploit qu'ait tenté ma jeunesse.
MIBOIHE. ^
U a vengé Cambyse! ô douleur, 6 tendresse:
Mais Cyrus... ah! pardonne au trouble de mon coeur,
Cber Cambyse! et c'est vous, vous qu'il eut poux vengeur!
HIRPACE.
C'est lui.
HADDABS. ^
Jeune béros, je vous rendrai ces armes, Mais je vous les rendrai couvertes de mes larmes , Parure d'un époux si tendrement aimé !
Le voilÀ donc ce fer, à yaincre accoutumé, Qui n'a pu de la mort préserver sa Vaillance ! Ce fer dont je l'armai dans une antre espérance , Lorsqu'il ce même autel, témoin de ses adieux , Pour Mandane et Cyrus il invoquait les dieux! Vous devez, Ëlénor, ce glaive k la victoire: ,
Dans les mains de Cambyse il s connu la ^<Mre j
hyGoo^le
n aurait dû passer dans les maiiu de son fils : Mab il TOUS appartient , mais tous l'arez conquis. Ah! da moins, en portant cette armure sacrée, . Âh! n'oubliez jamais ijue Mandane éplorée, Une TeuTe, une mère, a fait, dans sa douleur, Des vœux pour votre gloire et pour votre bonheur. '
ÉLÉNOK.
Oui, j'en fais le serment; et je vous jure encore. Par cet autel sacré, par ce fer qui m'honore, Far vous, par vos malheurs, par votre auguste époux,' De TCrser tout mon sang pour l'empire et pour tous.
Digne appui de mon trône, espoir d'un nouTel âge, Le ciel même a guidé Totre jeune courage ; Seul, en faveur de tous, votis pourrez obtenir Des signes fortunés, garans de l'avenir.
Ne souillons pas l'autel par le sang des victimes; Mêlons à notre encens des souhaits magnanimes : Présentez-les aux dieux; les dieux seront calmés.
ÉLÉNOR.
Par le pontife roi, feux jadis allumés,
Feux qui , de notre Asie attestant les hommages ,
Brûlés incessamment , conservés par les mages ,
Emblème des rayons de cet astrb divin
Qui n'eut point d'origine et n'aura point de fin;
Que le siècle naissant soit pur comme vons-mèmes;
Que , respectant des lois les volontés suprêmes ,
Le prince ait des amis [4utôt que des soiels ;
hyGoot^le