‹ Théâtre de M. J. Chénier (volume 2)Chapitre 125 sur 258 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

ASTYAGE, JiIANDANE, MEMNON, ÉLÉNOR,

HARPÂGE, M ACE s, SATRAPES, GVSRRIBRS, PEUPLE.

( Le aanctuiire i'outtc. Les magei entoorent l'autel du eoleil où ist ollimi^ le feu acre. )

Ame de llImTers que Us feux renouTeOent, Dieu qui DOurris la terre et que les cieux révèlent, Dieu qui produis sans cesse, et ne fîis point produit Tu brilles par toi-même : et quand la sombre nuit Sur l'horison paisible a déployé ses voiles , C'est toi qui luis eocor sur le front des étoiles, Et ramenant le jour aux bords de l'Oiient , Renais toujours le même et toujours diffîrent! La jeunesse étemelle et l'éternel empire n'appartiennent qu'à toi : tout nait, vieillit, expire; Et tandis que tu vois les siècles enUssés Couler comme les flots l'un par l'autre poussés, Tu restes immobile en ces bruyans naufrages.

Éclairant les débris des peuples et des Âges. Si les Assyriens, les Mèdes, les Persans, A tes pieds réunis, te prodiguent l'encens.

Par les lois, par les moeurs, tempère la puissance, Et que, béni par toi, le siècle qui commence , Puisse, disciple heureux des temps qui ne sont plus,

m CYRUS.

Éviter lenrs erreurs, surpasser leurs vertus.

ÀSTTAOE.

Ëléaor, approches. • '

HABDIXE.

D'où vient mon trouble extrême ?

ÉLÉMOH.

Grand roi, princesse auguste, et pontife suprême,

Et vous tous , réunis au sein des mêmes lieux

Où jadis Zoroastre assemUa nos aùieux,

Quand il leur ens«gna cette loi révérée ,

Qui doit du soleil même ^^ler la durée ,

lie ciel nous protégea : rendons grâces an cid.

Yous , guerriers , dans ce temple , aut pieds de cet autel ,

Déployez, suspendez, de vos mains triomphantes,

Ces étendards poudreux , ces enseignes san^antesj

Offrez ces boucliers, ces flèclies, ces carquois;

Présentez ces trésors entassés par des rois.

Que tout soit au monarque , à l'empire , à Tarmée :

Mais voici la dépouille , autrefois renommée ,

D'un chef audacieux qui tomba sous mes coups ;

Bien que j'ai seul conquis et dont je suis jaloux.

àstyAoe.

Qui donc , vous excepté , qui pourrait y préted^ ? n est des plus hauts prix que vous devez attendre. £t vons, fille des rois, que nos solennités Consolent un moment vos regards attristés \ Honorez le vainqueur, en cette auguste fête , Et donnez4ni ce fer devenu sa conquête.

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