MANDANE, ASTYAGE
Je ne m'avengle point, ma fiUe, et votre père Craint d'avoir, en ce jour, un reproche à vous faire.
habdaSe.
À moi, seigneur? ,
ASTTAaZ.
A TOUS. Pom'qooi cet entretien 2 Voulet>vous i, Cyrus ménager un soutien?
llANDAKE.
Eh! qui sait mieux que vous le sort qu'on lui prépare? est errant, proscrit; l'Univers nous sépare.
Que puis-je en sa faveur ? le nommer et pleurer. Hélas ' contre' mon fils doîs-|e aussi conspirer ? •
i.STTAGE..
Non; mais. au fned du trâne, et dans tout mon empire, Pour votre fils, Mandane, on.s'émeut, on conspire; Renouvelant des cieux les antique» décr^, ' La thiare elle-inéme est duu'aea intérêts.'
hyGoo^le
On ose, je le sais, outrageant ma ndUesie,
Du sceptre que je tîeqs accuser la faiblesse;
Et trop (^ble, en eâet, soit boitte, soit mépris,
Tbî d'un peuple volage encouragé les cris.
Sur le nom de Cyrus tout le complot repose j
Astyage a l'empire, et Cyrus en dispose.
Mais j'aurai des appuis, peut-être des vengeurs.
UABDAHE.
Et , TOUS ne craignez point d'avouer vos foreurs ! Armer contre ses joUrs une main meurtrière!
Vous! laissez-vous fléchir; rendez-vous : la prière, La prière tremblante est la fille des dieux.
Dédaigne-t-on ses pleurs? ses cris vont jusqu'aux cieus; Elle y monte plaintive, et redescend terrible, Apportant sur ses pas, au mortel inflexible, Quelquefois la vengeance; et toujours le remord Qui rend la vie afTreuse et prolonge la mort. Il siège sur le trâne auprès de sa victime.
Ah! chassez loin de vous ce compagnon du crime, Ou bien laissez-moi fuir un horrible séjour, Ne me contraignez plus d'entendre chaque jouP Mon père , de mon fils prononcer la sentence. Le crime de Cyrus est dans son existence :
n me la doit ; liù seul est cependant puni.
Ma patrie est aux lieux où Cyrus est banni.
Que fais-je auprès de vous quand vous n'êtes plus père? Maij j'ai toujours nn fils ; moi, je suis toujours min. J'irai , j'irai , seigneur , l'airacher au trépas ; Reconnaître le sol qu'auront touché ses pas ; Suivant, pour le trottver, la trace de aea larmes ,
hyGoogIc