SCÈNE yi
MANDANE, MITRADATE. '
MARDANE.
Approchez , 6 vieillard vëo^raUe.
Vous tremblez I vous pleurez ! le malheur rous accable !
MITKADATE.
Oui. J'ai vécu long-temps ,: j'ai dû loug-temps souârir.
HimnAiiE.
S vous versez des pleurs , ne peut-on les tarir, Ecarter loin de vous la misère cruelle ? \
Laissez-moi cet espoir.
MITRAnATE.
C'est Mandane , c'est elle ; Alandane dont le nom rappelle des bienfaits.
Tai reconnu son cœur, et même avant ses traits.
Vous qui parlez , vieillard , je crois vous recotinaitre. Ecbatàne en ses murs vous a-t-elle vu naitre?
Mi'rninATE.
Non ; maïs elle n'est point nouvelle à mes regards : 3'ai visité souvent ses fastueux remparts j J'ai TU briller Cambyse au milieu de nos fêtes. Quand un « bel hymen canronnait ses conquêtes ;
a48 cynus.
Et , par un sort heureux , f habitais ce séjour , Lorsqu'en votre palais Cyrus a tu le jour.
Cynu?
MITKÀD&TS.
n me fiit cher. Je l'ai sauvé. Tout change.
màsdake:
Vous êtes Mitradate.
KITKJlDi.TB.
n est tn^ vrai.
MAKUAHE.
Qu'entends-je?
Mitradate ! Et mon fils ? Qu'il se montre à mes yenx. Courons. Vous tous taisez ! N'est-îl pas dads ces lieox i Mon fils? £xpli<piez-moi cet horrible silence.
VITaADATE.
Sons k main d'un guerrier. ..
MÀBUAIIE.
Eh quoi ! plus d'espérance!
n ne vit plus ! Mais vous , qui conduisiez ses pas , Vous vivez ! vous étiez témoin de son trépas !
UITEADATE.
Ah ! croyez qu'avant lui fanrais cessé de vivre. Lcnn. de moi...
HAHDAHE.
Loin de vous! ah! vous deviez le soinet Veiller partout sur lui , partout l'environner.
hyGoogIc