‹ Théâtre de M. J. Chénier (volume 2)Chapitre 142 sur 258 · SCÈNE yi · texte numérisé non relu

SCÈNE yi

MANDANE, MITRADATE. '

MARDANE.

Approchez , 6 vieillard vëo^raUe.

Vous tremblez I vous pleurez ! le malheur rous accable !

MITKADATE.

Oui. J'ai vécu long-temps ,: j'ai dû loug-temps souârir.

HimnAiiE.

S vous versez des pleurs , ne peut-on les tarir, Ecarter loin de vous la misère cruelle ? \

Laissez-moi cet espoir.

MITRAnATE.

C'est Mandane , c'est elle ; Alandane dont le nom rappelle des bienfaits.

Tai reconnu son cœur, et même avant ses traits.

Vous qui parlez , vieillard , je crois vous recotinaitre. Ecbatàne en ses murs vous a-t-elle vu naitre?

Mi'rninATE.

Non ; maïs elle n'est point nouvelle à mes regards : 3'ai visité souvent ses fastueux remparts j J'ai TU briller Cambyse au milieu de nos fêtes. Quand un « bel hymen canronnait ses conquêtes ;

a48 cynus.

Et , par un sort heureux , f habitais ce séjour , Lorsqu'en votre palais Cyrus a tu le jour.

Cynu?

MITKÀD&TS.

n me fiit cher. Je l'ai sauvé. Tout change.

màsdake:

Vous êtes Mitradate.

KITKJlDi.TB.

n est tn^ vrai.

MAKUAHE.

Qu'entends-je?

Mitradate ! Et mon fils ? Qu'il se montre à mes yenx. Courons. Vous tous taisez ! N'est-îl pas dads ces lieox i Mon fils? £xpli<piez-moi cet horrible silence.

VITaADATE.

Sons k main d'un guerrier. ..

MÀBUAIIE.

Eh quoi ! plus d'espérance!

n ne vit plus ! Mais vous , qui conduisiez ses pas , Vous vivez ! vous étiez témoin de son trépas !

UITEADATE.

Ah ! croyez qu'avant lui fanrais cessé de vivre. Lcnn. de moi...

HAHDAHE.

Loin de vous! ah! vous deviez le soinet Veiller partout sur lui , partout l'environner.

hyGoogIc

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