‹ Théâtre de M. J. Chénier (volume 2)Chapitre 141 sur 258 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

MANDÂNE, MEMNON.

uEMnoir.

Ja vous plains , je l'excuse , et je crains peu sa haine.

Auprès de vous , princesse , un aufre soin m'amène :

Un étranger, couvert (fun humble vèiemrait, '

Veut , loin de tous les yeux , vous parler un moment.

Il vient de m'aborder, lentement , l'œil humide ;

D a quelque secret : l'infortune est timide.

Une longue tristesse , et les rides du temps

Ont sillonné son front couvert de cheveux blancs.

Un vieillard !

HEHNON.

Ses chagrins, qu'avec peine il dévore, Émeuvent la pitié que son regard implore.

J'ai votdu, mais en vain, pénétrer dans son coeur; C'est à vous qu'il prétend révéler sa douleur , A vous seule ; et déjà l'infortuné s'avance.

Tous ne tromperez, point sa douce confiance.

Vous honorez le ciel ; et le bienfait pieux Est le plus pur encens qu'on puisse offiîr aux diem. Je vous laisse.

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