ACTE IV, SCÈNE I. s
MABDt.nE.
Indigné !
ÊLÉNOK.
Je conçois qu'un récit infid^e Ait aisément troublé votre ame maternelle.
Mais ce n'est point Cyms <juj tomba sous ma main ; Ce n'est point votre 61s ; c'est un Scythe inhumain ; Le guide le fixa sûr dirigea mon courage.
KABOÀHE.
Un guide , i ciel ! et qui ?
ÉLÉKOR.
Soupçonnez-Tous Harpageî'' Qui? moi le soupçonner! Harpage, dîtes-vous...
ËLÉHOK.
Harpage m'ordonna de venger votre ^pout ,
Me peignit le guerrier qui iSt couler vos larmes.
Me déragna ses traits , ses vètemens, ses armes.
Plein de vous, de Carohyse, et l'espoir dans le cœur,
Je courus d'un héros combattre le vainqueur.
Seul , je le trouvai seul , au sortir d'un bois sombre,
Quaud le jour incertain se mêlait avec l'ombre,
Sur une roche aride, étroite, et dont les flancs.
Dans l'Anute écomeux,. vomissait des torrens;
Silencieux désert, lieux entourés d'abîmes.
Lieux témoins des combats, peut-être ausâ des crimes.
Je fis briller l'armure et reconnus les traits )
La dépouille arrachée auZ monstres de* forêts
hyGoo^le
a54 . CYRUS.
Du Scythe audacieux coarrait la taille iimneiue; n agitait son glaive ; et , fier de sa vaillance, S'avançait les regards de fureur allumés , Tel cpi'on peint les g&ms contre le ciel armés, n m'aperçoit, s'arrête, et sa bouche perfide M'accueille avec dédain d'iin sourire botnicide. Moi, i'imploré Cambyse; et, fort d'un tel appui, Tafironte son vainqueur, et marche contre lui. Nos glaives sont croisés dans l'étroite carrière , Et font jaillir le féu , le sang et la poussière. La fortune entre nous a long-temps balancé-, Et, sans l'avoir atteint, je suis deux fois blessé : Il le voit, jette un cri, croît triompher, s'élance^ Alors mon glaive heureux, poussé par la vengeance. Du terrible ennemi perçant le boucher, Dans son coeur inhumain se plongea tout entier. Il tomba , fier encore , avide encor de ^oirc , Ses regards expirans menaçaient. ma victoire, Il exhala son ame' avec de longs sanglots; Et l'Araxe, en grondant, le roula daiis ses flots.
UA.VDÀVE. ■
Je l'entends sans firémir ! Quel étrange supplice ! SoU' ascendant m'opprime et me rend sa compUce.
ÉLÉNOa..
Non, je n'ai point cueilli de coupables lauriers; Non, soupçonné par vous, j'^i appelle aux guenieia. Faut-41 enfin le dire ? Ici, dans caheu même, ■: ^i- Ta.i méconnu in roi la volontésu^oiéDie.'. '. : ' ' n osait Dt'onlomier, de combattra Gynu-: -
hyGoot^le