SCÈNE III
CYRrS, MANDANE, MITRADATE, HARPAGE.
Mitradate en ces lieux ! Ah ! par quelle imprudence , De Mandane et du roi cherchiez-vous la présence? Que de nouveaux périls !
HIHDAHE.
Ne puis-je, en sûreté, Interroger mon fils si long-temps regretté ?
Four me le conserver que de soins nécessaires! Qui donc a pu du roi tromper les émissaires ? C'est vous-même, sans doute : et quel autre que vous £ût veillé sur nu>a fils et nous eût sauvés tous?
BÀXPJLGE.
II faut enfin parler. Oui, mon regard fidèle Suivait partout Cynts; oui, c'est moi dont le zèle Prot^eail avec lui, dans le sein des forêts, Mitradate caclié soui le nom d'Arbacàs.
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26a CYRUS.
Déconcertant du roi la surveillance active,
Je traçais du héros la marche fugitive.
Voyant que de sou guide on observait les pas,
réloignai le vieillard ; je feignis son trépas :
Cyrus, par des exploits, mérita la puissance,
Et, du nom d'Ëlénor je voilais sa naissance;
n vengea votre époux , je conduisais sa main ;
Et, lorsque d'Ecbatane il suivait le chemin ,
Des bruiu, semés par moi , disaient croire à l'Asie
Qu*Elénor de Cynu avait tranché la vie.
Disposant en secret et des lieux et des temps,
J'avais marqué le jour, les heures, les instans;
An jour déterminé tout le mystère éclate ;
J'appelais votre fîls, je mandais Mitradate,
Mitradate apportant de funestes récits :
S'il n'eût, sans me parler, rencontré votre fils,
On n'aurait vu Cyms, reconnu par vons^nème,
Qu'élu roi de l'Asie et ceint du diadème.
n le sera. Je vole où m'appellent les dieux ;
Pour vous , depuis quinze ans, je conspire avec etix,
Dirigeant Astyage, et le peuple et l'armée,
Mitradate, Cyrus, Meronon, la renommée,
F^gnant même avec vous, pour mieux vous secourir,
Laissant couler vos pleurs, afin de les tarir.
Épargnant à la fois un crime à votre père ,
La mort k votre Ms, et peut-être à sa mère.
CTKCS.
Comment récompenser un si rare bienfait?
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