‹ Théâtre de M. J. Chénier (volume 2)Chapitre 153 sur 258 · ACTE IV, SCÈNE III. oé · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE III. oé

hAk^age.

En triomphant, seigneur, sans vous, je n'ai rien fait. Votre nom retentit; le temps vole; et, peut-être, Astyage en ce» lieux est tout prêt à paraître. Accom^z , montrez-TOus ; rassemblions nos anus. Voua frémissez, princesse! Ou perdez votre fils. Ou consentez i vaincre un père inexoraUe.

CYKUS,

IVfoi, je ne consens pas à devenir coupable. Je suis fils de Mandane, et ce nom glorieux Vaut plus qu'un diadème et cent rois pour fuenx : Mais il est des dévoila qu'un nom pareil impose. Au sein des immortels ma fortune repose; Envers sa fille et moi fût-il dénaturé , Le père de Mandane est un objet sacré.

HARPÂGE.'

Et que prétendez-vous ? •

CTRUS.

Demeurer auprès d'elle , Fléchir, vaincre Astjage, en Itd restant fîdelle.

Et si vous périssez! si les fureurs du tm...

CYRrs.

le périrai du moins digne d^elle et de moi.

mâmqahe.

Ah ! j'admire en a%tnbUnt ce vertueux courage.

hyGoo^le

a64 CYRUS.

Suivez-moi , Mitradale ; achevons notre ouvrage :

Coniurons le poignard déjà levé sur lui :

Allons du peuple entier lui garantir l'appui.

Je sais ce que du roi nous devons tous attendre ,

Seigneur, malgré vous même, armé pour voua défendre,

En ses projets sanglans je cours le prévenir.

Et vous sauver encor, dussiez-vous m'en punir.

Page 1