ACTE I, SCÈNE U
AMÉLIE, i part-
JBtlaSicureuse !
l'asbesse.
Pour vous quelle gloire s'apprête !
KentAt le voile auguste ornera voti« tête :
Dé)à l'époux sacré vous attend aux autels -, Fénélon recevra vos sennens immortels.
FénélonI par vos soins i'appris dès mon enfàno A chérir ses vertus et sa douce âoquence ; Zélé sans amertume, austère sans rigueur^ B ne sait point , cBt-on , tyranniser un cœur.
l'abbesse.
Le v6tre , mon enfant , se donnera sans peine : Élevée en ces lieux , vous aimez votre chaîne ; Et le ciel est content de ces vœux épurés , Saints comme le ciel même à qui vous les offreE. 11 est des nœuds moins doux , des sermens plus pénibles j Nous voyons trop souvent , dans ces cloîtres paisibles , Un cœur, qui dans le monde, épris de mille erreurs, Des folles passions a senti les fureurs , Recueillir ses débris dispersés par l'orage , Et chercher parmi nous un port en son naufrage. Vainement il aspire à la tranijuîllité ; Au pied du sanctuaire il se sent agité ; Dn Dieu qu'elle a cherché l'épouse criminelle , Étendant loin du cloître un regai-d infidèle , Vers les plaisirs du inonde a des retours secrets , Et tient long-temps à lui , du moins par les regrets.
hyGoo^le
54 FENELON.
Mais jusqu'ici votre ame , encor neuve et docile ,
A respiré Pair pur qui règne en cet aaile ;
Le souffle empoisonné d'un monde séducteur
Jamais de vos désirs n'altéra la candeur.
AMÉLIE
Ah ! qne votre bonté m'écoute , et me pardonne.
l'abbesse.
Qu'est-ce donc? qu'avei-voos ?