SCÈNE V
FHIPIPPE.
Prince , de vos erreurs , du moins f aime à le croire ,- Des jours plus fortunés banniront la mémoire ; Et les premiers lauriers qui tous ceignent le front D'une trop longue en&nce ont réparé Taffront. Mais , soutien de mes droits , né près du rang suprême ,; Prince, TOUS auriez dû, pour l'état, pour vous-même ,^^ Témoigner à d'Egmoiit un moins Tif intérêt , Et ne pas lui permettre un entretien secret.
A-l-U p«ur la Belgique , enflammé votre zèle ?
CAStOS.
Oui, sire ; et là m'attend une gloire nouvelle.
PBILIPFE.
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3a8 PHILIPPE H.
Si j'ai vaincu, si j'ai fîdt mon devoir, Vous ordonniez, mon père, et j'en cbëris l'espoir, Que de nouveaux exploits fussent ma récompense \ Trouvez-moi digne eacor de votre confiance ; Des destins du Brabant reposez-vous sur moi.
Pourquoi desirez-vous ce périlleux emploi ?
Jeune et sans défiance , emporta , mais facile , Vous me serviriez mal chez un peuple indocile. D'Âlbe y retournera ; d'Albe y sera vainqueur.
CARLOS
D'Albe!
On ft devant vous accusé sa rigueur ; Mais cpii surpassera son zèle et son courage ? FTest-K» donc pas à lui d'achever son ouvrage? n en garde l'eaptâr j doît-U y renoncer ?
Et fautjl le punir pour vous récompenser ?
claLOS.
Le punir! s'il le faut! qnand ud fils tous implore , Entre le duc et lui vous balancez encore !
Songez-vous k quel point vous êtes o£Fênsé ?
Ah ! c'est en votre nom que le sang fut versé ; Le duc, en votre nom, massacra ses victimes; * Et TOUS jusùfiez , vous adoptez ses crimes !
Par l'organe d'un fils daignez les démentir.
Et, si, pour le Brabant, je vous laissais partir,
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